Ah, la franchise ! Ce modèle qui permet à des entrepreneurs audacieux de déployer des concepts éprouvés sur tout le territoire. Mais si je te disais qu’en ce moment, une petite révolution silencieuse est en train de secouer les réseaux de restauration et de bars ? Je parle bien sûr de la tendance No/Low Alcohol. Les mocktails et les bières sans alcool ne sont plus des options tristes pour conducteurs désignés. Non, non, c’est bien plus que ça. C’est un véritable phénomène de société, porté par une génération en quête de sobriété choisie, qui se transforme en une opportunité économique en or pour les franchises. Aujourd’hui, je t’invite à plonger avec moi dans cet univers pétillant où le goût rime avec modération, et surtout, où la marge brute atteint des sommets que les boissons alcoolisées traditionnelles ne peuvent qu’envier.
1. La fin d’une époque ? Le consommateur dit « stop » à l’alcool
Tu as forcément remarqué ce changement autour de toi. Tes potes commandent de plus en plus souvent une bière sans alcool ou un cocktail sans alcool. Et ce n’est pas juste une mode passagère. Les chiffres sont là pour le prouver. En 2026, la qualité des brassages artisanaux et industriels permet désormais de proposer des bières No-Low qui n’ont rien à envier aux références classiques.
Mais qui sont ces nouveaux consommateurs ? Eh bien, ils sont partout ! Le consommateur de bière sans alcool n’est plus seulement le conducteur désigné. Il peut aussi être un amateur de bière artisanale cherchant à varier ses choix au cours d’une même soirée. On appelle ça le Zebra Striping : alterner un verre alcoolisé et un verre sans alcool. C’est malin, non ? Ça permet de prolonger l’expérience client, d’élargir les occasions de consommation et de renforcer l’inclusion. Et ce n’est pas que pour les jeunes ! Selon une étude, 51% des 18-25 ans consomment des boissons no-low en 2025. Mais les seniors aussi s’y mettent, poussés par des préoccupations de santé.
Les mentalités évoluent, et le Dry January a largement contribué à normaliser cette sobriété choisie, qui dépasse aujourd’hui le cadre d’un défi ponctuel. Les Français veulent modérer leur consommation d’alcool sans renoncer au plaisir, au goût ni à la convivialité.
2. Une mine d’or pour les franchises : la marge brute exceptionnelle
Bon, parlons chiffres, parce que c’est là que ça devient vraiment intéressant. Pourquoi je te parle de marge brute exceptionnelle ? Parce que c’est la vérité. Les boissons sans alcool, et notamment les mocktails, sont de véritables machines à cash pour les établissements.
Imagine : un mocktail vendu 9€ peut facilement surpasser les marges d’un cocktail traditionnel à 14€. Pourquoi ? Parce que le coût des ingrédients est bien moindre. Pas d’alcool coûteux, pas de taxes spécifiques, et une préparation souvent plus simple. Certains rapports suggèrent que les boissons non alcoolisées peuvent atteindre des marges bénéficiaires de 65 à 75% lorsqu’elles sont correctement positionnées.
C’est colossal ! Et c’est sans compter l’aspect réglementaire. Pas besoin de licence IV pour vendre des mocktails ou des bières sans alcool. Cela ouvre des portes à des entrepreneurs qui n’auraient pas forcément les moyens ou l’envie de se lancer dans les méandres administratifs de la vente d’alcool. Le marché mondial du sans-alcool est estimé à 30 milliards de dollars d’ici 2030. Et en France, le marché des boissons NoLo (No alcohol, Low alcohol) est estimé à un peu moins de 300 millions d’euros.
3. Les réseaux de franchise s’emparent du phénomène
Les grandes enseignes de franchise l’ont bien compris. Elles ne peuvent plus ignorer cette tendance. Prenons l’exemple de V and B, le célèbre réseau de caves et bars à bières, vins et spiritueux. Ils ont pris une participation dans la société française Gueule de Joie, spécialisée dans les boissons sans alcool. Une gamme de bières, vins et spiritueux sans ou à faible taux d’alcool, et de mocktails, figure désormais à leur catalogue. Fin 2023, des corners dédiés à cette nouvelle offre ont même été déployés dans treize points de vente. Antoine Porcher, leur directeur général, l’a bien compris : « En s’associant avec Gueule de Joie, V and B cherche à répondre aux attentes d’une nouvelle clientèle en quête de boissons sans alcool originales et de qualité ».
Autre exemple, le réseau La Cervoiserie. Ce spécialiste de la bière a fait de la tendance No-Low un axe de développement majeur. Le réseau propose déjà 10 références permanentes de bières No-Low, sélectionnées pour leurs qualités gustatives. Et en complément, environ 40 références temporaires sont intégrées selon les actions commerciales et la saisonnalité. Certaines Cervoiseries vont même jusqu’à consacrer un bec de tirage permanent à la bière sans alcool. Une belle façon de démocratiser la bière pression No-Low tout en conservant le rituel et la convivialité d’une pinte classique.
Même le groupe Baudaire (propriétaire de La Boucherie) a lancé Constant, un concept de bar à bières qui propose une sélection de mocktails. Et ce n’est pas un hasard si ce premier bar franchisé a été ouvert par des franchisés La Boucherie existants. Le groupe entend permettre à ses franchisés de diversifier leur activité en ouvrant un établissement complémentaire.
4. L’avis d’un expert : « C’est une opportunité à ne pas rater »
— Dis-moi, Marc, toi qui es consultant en franchise depuis 20 ans, quel est ton regard sur cette tendance ?
— Écoute, je vais être honnête avec toi. J’ai vu passer des dizaines de modes dans la restauration. Mais celle-ci, elle est différente. Elle est portée par un changement profond des habitudes de consommation. Les jeunes générations boivent moins, mais ils veulent quand même des produits sophistiqués, beaux, Instagrammables. Et ça, le mocktail le fait parfaitement.
— Et au niveau des marges, c’est vraiment si intéressant que ça ?
— Ah, là, c’est le jackpot ! Le coût des matières premières est dérisoire par rapport à un cocktail avec de l’alcool. Et tu peux le vendre presque au même prix. Je connais des bars qui font 75% de marge brute sur leurs mocktails. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, pas de soucis de licence, pas de problématique d’alcoolémie au volant pour les clients… C’est un win-win.
5. Comment implémenter cette tendance dans son réseau de franchise ?
Si tu es un franchiseur ou un franchisé et que tu veux sauter le pas, voici quelques conseils concrets.
a) Forme tes équipes. C’est essentiel. Tes serveurs et barmans doivent être capables de conseiller, de parler des produits No-Low avec passion et de les intégrer dans leur argumentaire de vente. Comme l’a fait V and B, qui a formé ses vendeurs spécialement par Gueule de Joie.
b) Soigne la présentation. Un mocktail, ça se boit avec les yeux. Utilise de beaux verres, des fruits frais, des herbes aromatiques. Fais-en un spectacle. Le client est prêt à payer pour une expérience, pas juste pour une boisson.
c) Propose une carte « miroir ». C’est la tendance du moment : pour chaque cocktail alcoolisé, propose une alternative sans alcool. Ça montre que tu prends la demande au sérieux et ça incite les groupes à venir chez toi, même si certains ne boivent pas.
d) Joue sur la saisonnalité et l’éphémère. Comme le fait La Cervoiserie avec ses 40 références temporaires. Ça crée de l’excitation, de la nouveauté, et ça donne une raison aux clients de revenir.
6. Le futur de la franchise No/Low Alcohol
Alors, que nous réserve l’avenir ? Je vois plusieurs tendances émerger.
D’abord, la montée en gamme. Les mocktails et bières sans alcool deviennent de plus en plus sophistiqués. On voit apparaître des spiritueux sans alcool « super premium » comme JNPR, ou des bases de cocktails élaborées à partir de distillats de plantes et d’épices. La qualité gustative n’a plus rien à voir avec les jus de fruits basiques d’il y a 10 ans.
Ensuite, la spécialisation. On voit émerger des concept-stores entièrement dédiés au sans-alcool. À Paris, il existe déjà quatre ou cinq cavistes spécialisés comme Le Paon qui boit. Et Jérôme Cuny a créé La Cave Parallèle, une boutique de boissons 0%. Même si pour l’instant, il a choisi la licence de marque plutôt que la franchise, le modèle est là.
Enfin, l’intégration dans les réseaux existants. Les grandes enseignes de restauration vont de plus en plus intégrer des offres No-Low solides, non plus comme une option annexe, mais comme un pilier de leur stratégie commerciale. Et cela va booster leurs marges, attirer une nouvelle clientèle et fidéliser les anciens.
7. Les défis à ne pas sous-estimer
Attention, tout n’est pas rose non plus. Il y a des défis à relever.
D’abord, la concurrence. Le marché du sans-alcool attire de plus en plus d’acteurs. Il va falloir se différencier, proposer des recettes originales et une expérience unique.
Ensuite, la perception du client. Pendant longtemps, la bière sans alcool ou le mocktail étaient perçus comme des produits de second choix. Il faut continuer à éduquer le consommateur, à lui montrer que ce sont des produits à part entière, avec leur propre identité.
Enfin, la gestion des stocks et des approvisionnements. Avec des produits de plus en plus variés et parfois éphémères, il faut une bonne logistique pour ne pas être en rupture et ne pas gaspiller.
8. toastons à la modération !
Alors voilà, on arrive au terme de cette exploration. Je dois dire que je suis personnellement très optimiste sur cette tendance No/Low Alcohol dans la franchise. Elle répond à une attente sociétale forte, elle est économiquement très attractive, et elle permet de rajeunir l’image des réseaux.
Ce qui me frappe, c’est la rapidité avec laquelle le marché évolue. Les bières sans alcool, passées en dix ans de 32 millions à 210 millions d’euros en grande surface, sont un succès incontestable. Et les apéritifs et cocktails non alcoolisés, avec une croissance de 13,9%, suivent la même trajectoire.
Les réseaux de franchise qui ont su anticiper, comme V and B ou La Cervoiserie, sont déjà en train de récolter les fruits de cette vision. Et ceux qui tardent à embarquer risquent de rater un train qui ne s’arrêtera pas.
Alors, chers franchiseurs, chers franchisés, je vous le dis : il est temps de sortir du cadre, d’oser l’innovation et de surfer sur cette vague sans alcool. Vos marges vous remercieront, et vos clients aussi.
Slogan du jour : « No/Low, la nouvelle ivresse du franchiseur avisé ! »
Et pour finir sur une note plus légère, sachez que même si on enlève l’alcool, on garde le plaisir. Et ça, c’est une promesse qui a de l’avenir. Alors, prêt à trinquer avec un mocktail ? Moi, oui !
FAQ – Questions fréquentes sur la tendance No/Low Alcohol en franchise
Q : Qu’est-ce que la tendance « No/Low Alcohol » ?
R : Il s’agit de la consommation croissante de boissons sans alcool (mocktails, bières sans alcool, vins désalcoolisés) ou à faible teneur en alcool. Cette tendance répond à une demande de sobriété choisie et de bien-être.
Q : Pourquoi les boissons No/Low sont-elles si rentables pour les franchises ?
R : Principalement grâce à une marge brute exceptionnelle. Les coûts des ingrédients sont faibles, pas de taxes spécifiques sur l’alcool, et le prix de vente peut être proche de celui des boissons alcoolisées. Des marges de 65 à 75% sont possibles.
Q : Quels réseaux de franchise sont déjà positionnés sur ce créneau ?
R : Des enseignes comme V and B (avec sa gamme Gueule de Joie), La Cervoiserie (avec ses 10 références permanentes et 40 temporaires) ou le groupe Baudaire avec son concept Constant ont déjà intégré des offres No-Low solides.
Q : Comment intégrer une offre No/Low dans ma franchise ?
R : Commence par former tes équipes, propose des cartes « miroir » (une alternative sans alcool pour chaque cocktail), soigne la présentation et joue sur la saisonnalité pour créer de l’engouement.
Q : La tendance No/Low est-elle une mode ou un mouvement durable ?
R : Tout porte à croire que c’est un mouvement de fond. Les habitudes de consommation évoluent, portées par les jeunes générations et les préoccupations de santé. Le marché mondial du sans-alcool est estimé à 30 milliards de dollars d’ici 2030.
Q : Y a-t-il des contraintes réglementaires pour vendre des boissons No/Low ?
R : Non, c’est justement un avantage. Pas besoin de licence IV pour vendre des mocktails ou des bières sans alcool, ce qui simplifie l’ouverture et la gestion d’un établissement.
